Monday, July 10, 2006

Jazz à Vienne



Une première arrosée! Notre premier concert au théatre antique débutta sous une pluie battante, qui cessa après plus d'une heure pour le début de la préstation du Trio Beyond ( J. Scofield/J. Dejohnette/L.Goldings) puis trempés jusqu'aux os nous avons écoutés J. Zorn "Accoustic Massada" en pleine forme.

Le lendemain comme dit le dicton "après la pluie..." c'est une soirée qui démarra par Etienne M'Bappé et se poursuivit par du très classique, R. Scott et le Lincoln Center Jazz Orchestra de W. Marsalis.

Saturday, May 27, 2006

Jazz sous les pommiers


Jazz sous les pommiers
Cette 25ème édition du festival devenu international était placé sous le signe de la fête. Outre les spectacles, Jazz sous les pommiers, ce fût aussi toute une ambiance dans les rues de Coutances: spectacles de rue, scène ouverte aux musiciens amateurs, expositions, projections, conférence... Un programme exceptionnel que je vous invite à voir sur le site www.jazzsouslespommiers.com.
Pour ma part ce fut deux très beaux concerts, enfin trois:
jeudi 25 mai 2006 -

Richard Galliano Tangaria quartet / Invité : H. de Holanda
Philippe Aerts (contrebasse)
Alexis Cardenas (violon)
Hamilton de Holanda (mandoline)
Richard Galliano (accordéon)
Rafael Meijias (maracas
Richard Galliano, le plus célèbre accordéoniste d’aujourd’hui, peut se targuer d’un chemin exemplaire commencé dans les années 70 et encore loin d’être achevé. Il adopte sa vision poétique de l’instrument à toutes les musiques qu’il touche et à chaque représentation, c’est le même succès populaire. Ce nouveau projet, né d’une rencontre avec deux remarquables musiciens vénézuéliens au tempérament chaleureux et latin offre un répertoire, pour tous publics, coloré voire métissé pour un voyage musical sans frontière au pays du jazz latino. Le grand mandoliniste (c'était une découverte la mandoline jazz !) brésilien Hamilton de Holanda, outre sa virtuosité époustouflante, apporte une musicalité faite de douceur et d’émotion et contribue à une nouvelle énergie musicale à la fois moderne et nostalgique. Petit clin d'oeil à Nougaro.


vendredi 26 mai 2006 -

Magali Souriau trio
Chris Cheek (saxophone ténor et soprano, chant)
Matt Pavolka (contrebasse, chant)
Magali Souriau (piano, chant)

Originaire du sud de la France, Magali Souriau s’est envolée pour la Berklee School de Boston en 1989 et n’est jamais revenue. Elle y a parfait sa pratique du piano et du jazz pour finalement fonder un big band dans le sillage de Maria Schneider. Mais c’est en 2004 et en petit comité, tout simplement, que nous l’avons découverte et qu’elle nous a séduit à travers un superbe album intitulé « Petite promenade ». On y entend un trio complice, piano-basse-saxophone, pour qui le bonheur de jouer est évident et pour lequel Magali a su composer des mélodies aériennes quelle chantonne librement au gré de ses improvisations. Sa musique, tout en douceur et rondeur virevolte avec finesse entre Maurice Ravel, Duke Ellington et Kurt Weill.Mais aussi "au clair de la lune" et elle réussie même à nous faire chanter "au feu les pompiers" que le trio avait interprété pour la fête de l'école de son petit garçon Justin. A croquer sans aucune retenue !

Duo Dee Dee Bridgewater / Louis Winsberg
Cordes sensibles, vocales ou instrumentales, une complicité de plusieurs années ; elles vibreront d'une seule onde musicale, libres et inattendues… Dee Dee Bridgewater, sur ses deux derniers projets "This is new" (autour de l'œuvre de Kurt Weill) et "J’ai deux amours" (autour de la chanson française), a fait appel à la guitare de Louis Winsberg ; au fil des tournées, une vraie complicité s’est installée entre eux, laissant une large part au duo voix/guitare, et naturellement leur est venue l'envie d'explorer plus en profondeur cette formule intime. Entre une guitare qui chante et une voix qui enchante, la musique naît d'elle-même comme une corde sensible…Remarquable interprétation de "Imagine" et du tube de Prince "Purple Rain"

Tuesday, April 18, 2006

Psychiatrie publique de secteur

Les festivals de Jazz reprennent voir "sous les pommiers" ou Marciac

Mais avant d'aller écouter de la musique, allez voir l'appel pour la défense de la psychiatrie publique de secteur.


Non, les carottes ne sont pas cuites ! Mais la cocotte est pleine !

Tuesday, March 21, 2006

Pasde0deconduite

Communiqué de presse
21 mars 2006

Avec les 120 000 signataires,Pasde0deconduite exprime son analyse, ses convictions, ses demandes

Les initiateurs de l’appel « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » se situent pour la plupart dans le champ de la santé et de la petite enfance. Nombreux sont pédiatres, pédopsychiatres, psychologues, travaillant en service hospitalier de pédopsychiatrie, de pédiatrie, en maternité, dans les modes d’accueil, en protection maternelle et infantile, dans les centres médico-psychologiques (C.M.P), dans les centres d’aide médico-sociale précoce(C.A.M.S.P). Ils interviennent dans le cadre d’équipes pluridisciplinaires de terrain, tant dans
des dispositifs de prévention que de soins, auprès d’enfants et de familles qui rencontrent des difficultés sur le plan psychique, mais aussi sur celui d’autres déterminants des problèmes de santé. D’autres signataires sont universitaires issus des disciplines médicales et de sciences humaines.

Tous ont poursuivi en commun un double objectif en lançant cet appel :
- contester sur un plan scientifique l’approche réductionniste, déterministe et scientiste de l’expertise Inserm,
- dénoncer son utilisation détournée par des responsables politiques pour renforcer, en les médicalisant, les approches sécuritaires de problèmes éducatifs et sociaux.
C’est en ce sens que notre initiative ne constitue en aucune façon un nouvel épisode d’une supposée « querelle entre psy », mais traduit bien une démarche de refus d’une
médicalisation du mal-être social et d’assignation à des normes qui traverse toute la société.
Des valeurs fondamentales de la société sont remises en cause. Les plus de 120 000
signataires qui nous ont rejoints ne s’y sont pas trompés, des dizaines de milliers de parents et citoyens, d’origine sociale et professionnelle très diverses s’en sont emparés. Ils se joignent à nous pour en appeler à un débat dans toute la société sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants.
Les initiateurs de l’appel, « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans », avec l’ensemble des signataires, souhaitent rappeler les valeurs qu’ils défendent :

- Le refus du déterminisme : Tout ne se joue pas avant 3 ans ;

- Le refus du conditionnement : Un humain, adulte ou enfant n’est pas un organisme
programmé et programmable ;

- Le refus de voir notre système médical de prise en charge de la petite enfance et de la santé mentale utilisé à des fins de surveillance et non plus seulement à des fins de soins ou de prévention ;

- Leur attachement au secret professionnel. Toute demande de partage de l’information
sera étudiée avec une très grande attention ;

- Leur attachement à la conception prévenante de la prévention (et non prédictive)
attentive aux familles ne remettant pas en cause la confiance envers les soignants.

Nous demandons aux pouvoirs publics, au nom des droits de l’Homme et des droits de
l’enfant, et de l’indépendance professionnelle des acteurs de santé et de la petite enfance :

- de renoncer à faire figurer dans tout plan gouvernemental à venir sur la prévention dela délinquance (sphère de la justice) toute disposition qui envisagerait des politiques de détection d’enfants présentant une pathologie supposée (sphère de la santé) ;

- de renoncer aussi à toute disposition qui porterait atteinte au secret professionnel,comme l’institution d’un carnet de comportement ou l’obligation de partager des informations recueillies dans le cadre de l’exercice professionnel avec tout acteur, et notamment avec ceux intervenant dans d’autres sphères que celles de la santé ou de l’action sociale ;

- d’accorder à la prévention les moyens nécessaires pour qu’elle soit effective, en
réponse aux demandes des familles et des professionnels ; et de prendre en compte
l’ensemble des facteurs environnementaux qui influent sur le développement des
enfants ;

- d’organiser une expertise pluridisciplinaire d’intérêt collectif sur la petite enfance considérant la santé psychique de l’enfant dans son environnement.

Nous demandons au directeur de l’Inserm :
- de soumettre le présent travail d’expertise collective, mené sous la responsabilité de l’Inserm, et portant sur « le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent », à une procédure de discussion, de lecture critique et de validation scientifique selon les procédures en vigueur dans le champ scientifique ;

- de garantir ainsi la rigueur des productions ayant le soutien de l’Inserm ;

- enfin, d’engager de nouvelles formes de recherche scientifique, prenant en compte
« l’intérêt collectif », sur les thèmes relatifs aux différents aspects de souffrance
psychique chez les enfants, associant l’ensemble des acteurs concernés.
Nous prendrons dans les jours qui viennent tous les contacts nécessaires pour faire part de nos analyses et porter nos demandes aux autorités concernées.
Nous organiserons au printemps un colloque pour mener le débat scientifique et de société que nous avons appelé de nos voeux.

Contact : contact@pasde0deconduite.ras.eu.org
Site internet : www.pasde0deconduite.ras.eu.org

Saturday, March 11, 2006

Ni statut d'État ni Ordre pour la psychanalyse

Cent cinquante ans après la naissance de Freud, la psychanalyse a incontestablement diffusé dans le monde, mais cette diffusion se présente de façon contrastée. D'une part, elle témoigne d'une grande vitalité dans de nombreux pays d'Amérique latine et essaime désormais jusqu'en Chine, d'autre part dans l'Europe qui l'a vue naître et même en France où l'enseignement de Lacan lui a redonné vie et lui a permis d'occuper une place de premier plan, elle traverse une crise sérieuse.

Elle est en effet l’objet d’attaques déterminées de la part d’idéologies scientistes issues des neurosciences et des psychologies cognitives et comportementales. Ces critiques, qui n’ont pas varié depuis les premiers travaux de Freud, reçoivent désormais le soutien actif de l’État au profit de sa nouvelle gestion bureaucratique de la « santé mentale ». Les décrets d’application démontrent que la mise aux normes des savoirs requis pour l’usage du titre de psychothérapeute implique à terme que la psychanalyse doit être rejetée, ou placée en liberté surveillée.

Mais cette crise est due également au fait que des psychanalystes se sont fourvoyés dans des négociations réglementaires impliquant indirectement l'exercice de la psychanalyse (les « listes de psychanalystes »). N’ayant pas refusé le principe de la réglementation, certains se disent déçus du résultat, mais d’autres persistent dans la même logique puisqu’ils évoquent l’idée d’un Ordre des psychanalystes. La prétendue protection donnée par la loi – on a vu ce qu’il en était ! – prendrait ainsi clairement la forme d’une réglementation de la psychanalyse elle-même, au nom du même argument que celui du législateur : distinguer les vrais psychanalystes des charlatans.

Mais qui dit Ordre dit consensus sur ce qui permet de reconnaître un parmi les pairs. Ce consensus n’existe pas. La formation du psychanalyste est et doit rester l'enjeu même de la psychanalyse, elle ne relève en aucune manière d’une sélection ou d’une cooptation opérée par les « anciens », les « notables » ou les « chevronnés ». Devenir analyste est toujours une décision anticipatrice et celui qui prend cette décision l’a déjà fait quand il demande à ses pairs de le reconnaître. Oublier ce principe selon lequel un psychanalyste n’est tel que s’il a effectué cet acte, c’est transformer l'expérience analytique en initiation et l'ensemble des psychanalystes en corporation.

La question de savoir comment peut s’authentifier ce franchissement que constitue le passage de l’analysant à l’analyste doit rester ouverte. L’absence flagrante de débat à ce sujet dans la communauté analytique fragilise la psychanalyse face aux demandes de garantie dont elle est l’objet. Il serait souhaitable que les psychanalystes, qu’ils appartiennent ou non à une association, mesurent la nécessité de mettre en place des lieux d’échange et de confrontation sur ce problème crucial de la formation.

Au lieu d’affronter publiquement la difficulté, le choix d’une administration normalisante supposerait la question résolue et ferait le lit du conformisme et de l'arrivisme. L’abri pour la communauté aurait tôt fait de montrer sa logique ségrégative, car s’il y a Ordre il n’est point d’exercice hors de sa reconnaissance, ce qui suppose l’exclusion de ceux qui n’en partagent pas les principes.

En conséquence, les soussignés déclarent que la pratique de la psychanalyse ne saurait être réglementée, ni garantie par un statut d'État, ni encadrée par un Ordre.

Paris, le 1er mars 2006

Premiers signataires :

Jean Allouch ; Sophie Aouillé ; Sidi Askofaré ; Paul-Laurent Assoun ; Fethi Benslama ; Marie-Claire Boons-Grafé ; Pierre Bruno ; Franck Chaumon ; Patrick Chemla ; Alain Didier-Weill ; Patrick Faugeras ; Roland Gori ; Francis Hofstein ; Philippe Julien ; Franz Kaltenbeck ; Guy Lérès ; René Major ; Geneviève Morel ; Jean-Jacques Moscovitz ; Michel Plon ; Erik Porge ; Henri Rey-Flaud ; Marie-Jean Sauret ; Guy Trobas ; Michael Turnheim.

Les signatures peuvent être envoyées à l'adresse suivante :

nistatutniordre@wanadoo.fr

Tuesday, March 07, 2006

segmentation des soins

Dans la presse
Hôpital psy de Villejuif : l’ancien président du CA craint une segmentation des soins

Le projet de contrat d’objectifs et de moyens (COM) adopté par le conseil d’administration de l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne) risque de conduire à une "segmentation" des soins, a estimé lundi l’ancien président du CA, Gilles Delbos.
"Si la sectorisation n’est pas réaffirmée, ça peut aboutir à une segmentation" des soins avec des patients qui ne bénéficieront plus de "l’ensemble de la palette de soins", a déclaré à l’AFP M. Delbos...
voir le post ci-dessous.

Friday, February 24, 2006

Gouvernance hôpital 2007

Déclaration de Gilles Delbos, conseiller général du Val de Marne

Aux usagers, aux salariés, aux médecins

Madame, Monsieur,

A compter de ce jour vendredi 24 février 2006, en accord avec Christian Favier, Président du Conseil Général, je suspends ma présidence du Conseil d'administration de Paul Guiraud Villejuif pour une durée indéterminée.
J'assure la Présidence de ce conseil depuis juin 2004. Je considère la situation faite à cet établissement en particulier et à la psychiatrie en générale comme dangereuse.

Si j'ai pris cette décision, c'est après mûre réflexion et pour aider aux nécessaires clarifications et rassemblements face à une situation alarmante qui nécessite attention et engagement de toutes et tous. Je reste d'ailleurs membre du CA avec cette intention.

Depuis 1983, la logique d'ensemble des politiques de santé ne cesse de vouloir mettre un terme à des dépenses de santé jugées excessives. Ce n'est donc plus aux moyens financiers de s'adapter aux besoins de santé de notre peuple mais l'inverse. En clair, il ne serait plus possible de soigner tout le monde partout de la même manière.

Selon que vous serez pauvre ou riche, le système de santé vous rendra malade ou bien portant. Quel recul de civilisation !

Cette situation de pénurie, particulièrement dramatique dans le domaine psychiatrique, est le résultat d'un sevrage organisé des dépenses utiles de la nation qui brise tous les services publics dont celui de la santé.

Agir contre les dégradations des conditions de travail et de soins à PGV, c'est agir contre cette politique. L'argent qui gonfle les portefeuilles des actionnaires peut et doit être assujetti aux cotisations sociales comme le sont les fiches de paye. Cela rapporterait des dizaines de milliards d'euros dans les caisses de la santé. C'est la voie du coeur et de la raison, celle de la justice et de l'efficacité.

Pour mettre en oeuvre cette politique que le peuple a pourtant condamnée le 29 mai dernier, on destructure les organismes de gestion, on discrédite les syndicats et les médecins, on met en oeuvre les règles dites « de nouvelles gouvernances ». Si je devais résumer leur sens, je dirais que c'est « moins de pouvoir aux élus du peuple, aux élus des salariés et plus de pouvoirs aux personnes désignées par les ministères ».
Pour les objectifs régressifs du Ministère, il faut des méthodes expéditives. Le projet de SROS 3 a été élaboré dans un déni de démocratie. C'est-à-peine si l'on a consulté les élus (et que dire des personnels) ! J'ai dénoncé fermement cette situation à l'occasion d'une conférence de présentation aux élus du projet par le Directeur de l'ARH à laquelle aucun syndicat n'était convié.
.../...
Depuis quatre mois, le Conseil d'administration de Paul Guiraud prend des décisions en n'ayant pas de quorum et sans que la CME ou le CTE n'aient exprimé un avis.
Malgré mon action inébranlable pour permettre que les revendications de vos représentants soient entendues et que la concertation et le dialogue priment, les administrateurs n'ont reçu aucun signe tangible démontrant la volonté des autorités de s'occuper vraiment des problèmes de PGV.

Les Contrats d'Objectifs et de Moyens (COM) sont des pierres angulaires de la logique de contractualisation soumettant la santé à des moyens en peau de chagrin. A PGV, le projet de COM aurait pu être l'occasion de discuter et élaborer une vision de l'avenir de l'établissement en appui sur les nécessités constatées avec le personnel et tous les administrateurs. Cela n'a pas été le cas.

Si des propositions alternatives ont été prises en compte, c'est toujours avec l'argument d'économies à réaliser ailleurs. En un mot : « habillons Pierre en déshabillant Paul ! ». Je ne partage pas cette logique. Quelles économies quand l'hôpital souffre d'un manque de moyens humains et financiers pour faire face aux besoins des patients présents et à venir ? Au fond, je considère que l'on en est resté au cadre pré-établi par l'ARH.

Si j'ai été élu, c'est sur un mandat clair : celui de contrer la politique de casse sociale qui frappe notre pays. Je considère que partout où cela est possible, il faut contester ces choix y compris dans les assemblées pour promouvoir une toute autre conception du développement de notre pays basée sur le développement des dépenses liées à la formation, à l'emploi et à la santé. Voilà ce qui guide mon action.

Comme président et donc animateur des débats des instances de l'hôpital, force est de constater toutefois que les orientations nationales et les conditions locales ne me permettent pas de faire fonctionner les instances et de faire entendre leurs choix et décisions.

Dès lors, à quoi bon rester en place et apparaître comme cautionnant une politique que je combats par ailleurs aux côtés des syndicalistes et des militants progressistes ?

Voilà pourquoi, après rencontre des administrateurs et en accord avec le Président et mes collègues du Conseil Général, je mets en suspens pour une période indéterminée ma fonction de Président du Conseil d'administration sans quitter le CA. Loin d'abandonner le terrain, je veux ainsi exprimer ma détermination à obtenir des autorités de tutelle la reprise du dialogue et des engagements significatifs pour l'hôpital.

Ma décision répond à un souci de clarification pour permettre le rassemblement le plus conséquent et le plus large possible :
· pour que le Ministère assume ses responsabilités.
· pour que des moyens substantiels soient dégagés pour que vive et se développe la psychiatrie publique.
· pour que Paul Guiraud et les intérêts des Val-de-Marnais soient entendus.
A mon sens, vous l'aurez compris, donner sa chance à l'hôpital PGV, au projet d'établissement, aux revendications et nécessités actuelles et à venir, ce n'est pas entrer dans le système du « moins pire », dont on imagine l'issue. Je considère au contraire qu'il faut porter un coup d'arrêt, rompre avec cette spirale qui accélère la casse de l'hôpital public, le démantèlement de notre système sanitaire. Nous avons besoin de la santé, la santé a besoin de nous.
J'appelle à ce que se tiennent les débats utiles aux rassemblements futurs. Je suis disponible pour chacune de vos initiatives qui permettra de nous faire entendre de l'ARH et du Ministère. Vous pouvez compter une nouvelle fois sur mon engagement à tout instant.

Gilles Delbos
Conseiller Général du Val-de-Marne